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Le chant de mon père, raisonne comme un récit chanté nostalgique et lyrique. Keum Suk Gendry-Kim retrace ici une histoire autobiographique de sa famille sud-coréenne. 

Elle s’appelle Gusoon. Elle est née en 1971, dans un petit village au sud de la Corée du Sud, non loin de Kwangju. Benjamine d’une fratrie de 9 enfants, Keum Suk Gendry-Kim nous raconte en l'espace de 6 chapitres la chronologie biscornue de la petite vie de sa famille et l'imbroglio des événements historiques de l'époque autour de ce pays divisé. 

Ils vivent dans une petite maison traditionnelle construite par les mains de son papa, au milieu des collines légendaires et des champs fertile. Mais le vent tourne vite ici comme chez eux. Et après une décision non sans remords, les parents de Gusoon ont décidé de se rendre à Séoul, la capitale et plus grande ville de la Corée du Sud. Au côté très rude de la vie en campagne pour des paysans miséreux s'est proposé une lueur d'espoir, un eldorado d'une vie meilleure, vivre en ville et faire fortune... Ils vont rapidement et malheureusement déchanter...

Keum Suk Gendry-Kim retisse le fil de son passé de 1971 à 2010. Les étapes importantes mais aussi des petits moments presque insignifiants (ses souvenirs) sont mis en avant sur sa partition graphique. L'auteur procède à un retour sur ses peurs mais aussi développe sur son ressenti autour des inquiétudes consenties par ses parents. Keum Suk Gendry-Kim présente sa galerie de portraits familiaux sans pathos ni de mépris, juste en rendant hommage pour une chronique poignante comme pudique et fusionnelle. Le tout est conté avec beaucoup d'humour et d'autodérision. Et la magie opère pour un chant qui risque de vous plaire !

Graphiquement, c'est à l'image de cette part d'adulte resté enfant, tant le trait est rond, puéril mais habile. Entre ombres et lumière, la lecture est rythmée et ses 160 pages se lisent comme un seul morceau. Utiliser l'aquarelle est toujours un pari risqué, mais quand c'est réussi ça s'appelle de l'art. Le gris imbibé d'eau se marie parfaitement au noir intense de l'encre de Chine et offre un décor typique, des personnages atypiques ! 

 

Keum Suk Gendry-Kim se découvre très tôt une passion pour l’art, elle exerce le dessin depuis l’âge de 12 ans. Auteur, dessinateur, Keum Suk Gendry-Kim est une artiste coréenne vivant en France. Elle a également été remarquée pour son travail en tant que traductrice de bande dessinée coréenne : plus de 100 titres traduits. Deux de ses albums ont été publiés aux éditions Sarbacane, Le chant de mon père en 2012 et Jiseul au début de cette année 2015 (janvier). A noter aussi qu'elle pratique le Pansori, art coréen du récit chanté.

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Un avis à lire sur La Rubique-à-Brac, un chez Lasardine (La ronde des Post-it)

et autre à lire aussi sur Ma Petite Médiathèque.

 

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C'est une participation 
au rendez-vous "La BD de la semaine".
Cela se déroule aujourd'hui chez Jacques.
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Le chant de mon père, de Keum Suk Gendry-Kim publié aux éditions Sarbacane, janvier 2012.

©Sarbacane 2012 Gendry-Kim

©Sarbacane 2012 Gendry-Kim

©Sarbacane 2012 Gendry-Kim

©Sarbacane 2012 Gendry-Kim

©Sarbacane 2012 Gendry-Kim / Page 64

©Sarbacane 2012 Gendry-Kim / Page 64

©Sarbacane 2012 Gendry-Kim / Page 87

©Sarbacane 2012 Gendry-Kim / Page 87

Tag(s) : #Keum Suk Gendry-Kim, #Edition Sarbacane, #Manga

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