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swallowmewholecasterman couv swallow me whole cover lgTraduit de l'anglais (États-Unis) par Fanny Soubiran

     

 Lettrage : Jean-Luc Ruault

 

Swallow Me Whole © 2008 Nate Powell.

 

© Casterman, 2009 pour la version française

 

All Rights reserved

 

Dépôt légal : Janvier 2010

 

L'image de gauche étant la couverture française dans la Collection Casterman écritures et, l'image de droite, la couverture américaine, Top Chelf Productions.

 

Le roman graphique Swally Me Whole (Dévorez moi tout entier) de Nate Powell, a remporté en 2009 le Ignatz Award de l'artiste le plus remarquable de l'année, ainsi que le prix Will Eisner du meilleur roman graphique.

 

 

 

Attention, j'ai trouvé là, un virus qui se propage sur la blogosphère !!

Quelque chose est en train de dévorer les blogs des participants ... pour ceux qui ne sont pas encore contaminé, protégez vous en cliquant sur tous ceux ci-après ... un insecte s'est volatisé, je répète, un insecte s'est volatisé sur la toile !!

 

Voici la liste des publications :

Lundi 15 mars 2010, dans Le grenier de Choco  

 

Lundi 24 mai 2010, à La Bibliothèque du Dolmen

 

Mercredi 15 septembre 2010, dans l'iddBD

 

Mercredi 22 septembre 2010, Chez Lo

 

Mercredi 12 janvier 2011, au liratrouva, le blog de Mango

 

Mercredi 7 décembre 2011, avec Ben Dis !

 

Jeudi 15 décembre 2011, chez Yvan

 

Vendredi 13 janvier 2012, chez Mo'

 

 

swallow_p10.png

The Pitch :

Ruth et Perry sont demi-soeur et demi-frère. Ces deux adolescents américains, ordinaires en apparence, nourrissent pourtant d'étranges obsessions intimes qui en font des individus un peu en marge. Ruth voue un culte secret à des insectes conservés dans des bocaux. Perry perçoit la voix de son crayon-sorcier et vit des crises de dessin.

Où comment est traité par l'auteur le passage douloureux de l'enfance à l'âge adulte.

 

 

So,

swallowp1Une brave famille américaine. La grand-mère, mamou est très affaiblie, elle perds la tête. Les parents s'en occupent mais font face aux deux enfants grandissant avec des passions surprenantes. La mère, Helen, est aussi sujette à perdre la tête.

Ruth, la petite fille à droite sur la photo de famille, collectionne compulsivement dans des bocaux des insectes et les range méthodiquement dans sa bibliothèque comme on range un livre. Parfois, les insectes l’envahissent, lui parlent et, de façon horrible, en viennent à la contrôler complètement.

Son frère Perry, pour sa part, exécute des missions pour le petit magicien qui se trouve au bout de son crayon. Plus il essaie de l’ignorer, plus le magicien devient insistant et méchant, cette mauvaise petite voix intérieure...

 

Ruth et Pery ont décidé de garder pour eux leurs visions. Ils ont compris depuis longtemps qu'ils sont les seuls à les expérimenter. Dans cette oeuvre profonde, l’auteur Nate Powell nous rend témoin de la vie de ces deux jeunes qui essaient d’évoluer en composant avec une vie familiale très complexe, la maladie mentale et la recherche de soi-même.   

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Swallow Me Whole retrace le passage douloureux de l’enfance à l’âge adulte de ces deux êtres complexes et complices, presque fusionnels.

L'histoire s’attache à leur cheminement incertain où les deux héros sont constamment tentés par la fuite dans l'imaginaire.

Difficile de garder confiance en soi à cet âge lorsqu'on est habités par nos propres fantôme. L'angoisse de ne pas se sentir comme les autres.

 

swallow002.jpg

 

Il faut savoir que le grand frère de l'auteur a certaines déficiences développementales et que l'auteur Nate Powell travaille entre autres avec des adultes souffrant de troubles du développement. Il explique cependant dans un interview qu'il garde une barrière entre ces deux parties de sa vie même si c'est profondément inévitable d'être influencé dans cette ligne de travail.

 

swallow-grenouille.jpg

 

Dans le résumé de l'éditeur Casterman, nous pouvons lire :

« L’histoire de Ruth et Perry s’achèvera sur une scène de rupture psychologique violente, mais aussi sur une note ouverte que le lecteur restera libre d’interpréter à son gré.

Loin des clichés, une passionnante exploration du monde troublé de l’adolescence, tout en finesse et en fragilité.

Nate Powell mène cette histoire grave et déroutante sur un ton très personnel, qui chemine lentement entre ombres et visions. La découverte d’un auteur à suivre, assurément. »

 

 

 

De nombreuses questions presque existentielles sont posées. Des interrogations sur les rapports face à la la maladie de la schizophrénie, et du trouble obsessionnel compulsif. La réponse est en nous.

 

Le scénario proposé par l'auteur est éparse, avec des scènes qui n'ont parfois pas de lien entre elles. Pour autant, je ne me suis pas senti perdu ni mal à l'aise dans cette histoire. Le mal être des adolescents se fait ressentir et une certaine sensibilité est nécessaire pour percevoir le subtilité du récit.

Le graphisme est fin, et les images qui se détachent d’un fond blanc ou noir ne sont pas encombrées. Certaines planches sont juste du grand art ! 

Le mouvement ressort dans le trait et la disposition des bulles. L'oeil parcours la page de haut en bas, bas en haut, gauche à droite, droite à gauche et il est obligatoire de s'arrêter sur les nombreux détails.  

Nate Powell crée des centres d'attentions à la fois visuelle et sonore, (c'est limite d'entendre les insectes voler...) tout en laissant la place à l'interprétation.

Le chemin est encore long avant d'effleurer une certaine compréhension.

Vol mon petit insecte, vol encore longtemps et loin ... et fais attention de ne pas te faire dévorer

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  ©Casterman 2010 Powell

 



Je place cette lecture chez Mango,

 
avec les participants,
dans le cadre de la 
   
Bonne lecture,
OliV'
Tag(s) : #BD du Mercredi

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