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Wilson

  • Nombre de pages : 70 pages
  • Date de parution : 23/09/2010

 

Ahhh ... WILSON ... WiiiiiiLLLLLSOOOONN' !!

 

Wilson, c'est le monsieur sur la photo en page de couverture, ou en image de votre blog !!! Non, vous ne trouvez pas que le dessin fais genre gravatar !

wilson

 

 

Ou genre, le mec de 43 ans, qui est capable de lancer à une passante avec qui il a lui-même engagé la conversation : « Pour l’amour de Dieu, allez-vous la fermer ? »

 

 

 

wilson-clowes-panel

 

Il n’hésite pas non plus à insulter copieusement quiconque ne se laisse pas attendrir par son chien ! 

 

 

Wilson est sournois, agaçant, « le genre de type dont la franchise brutale donne envie de lui mettre son poing dans la figure au bout de deux minutes ». Il est divorcé, sans emploi mais notre héros se bat pour remonter la pente. Va t-il y arriver ? 

Après la mort de son père, il se sent irrévocablement seul. Il se lance à la reconquête de son ex-femme dans l'espoir de raviver la flamme éteinte depuis bien longtemps. Va t-il y arriver ?

Il découvre alors sa fille, Claire, née peu après leur séparation et se donne alors pour mission de reconstruire une famille. Question, va t-il y arriver ??

 wilson page 

Daniel Clowes utilise une variété de style pour dessiner son personnage, le visage avec des traits parfaitement réalistes et parfois avec des traits style caricatural ... c'est très étrange et bien fait !!

 

A chaque page correspond une unité complète, un bout de récit, un gag, un extrait de la vie de son personnage.

Les pages tiennent ainsi pratiquement toutes seules, mais Daniel Clowes les agence néanmoins pour qu’elles finissent par former une vraie narration distendue.

L’espace entre les cases devient ainsi doublé d’un espace entre les pages qui propose au lecteur de composer ses propres ponts, de se faire son cheminement presque tout seul au sein de la vie du personnage.

Daniel Clowes, comme pour appuyer son récit, utilise peu de moyens, peu d’effets : il ne dessine que l’essentiel et semble s’être concentré sur l’amertume et la violence tendue des mots que Wilson dit en permanence.

En quelque sorte, le livre tient quasiment du monologue dit par son personnage d’un bout à l’autre, tenant l’histoire comme on tiendrait un journal du dégoût du monde, des autres, de soi...

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Cette lecture tourne autour de la question de passage et de transmission : passage du temps, passage de l’hérédité, transmission des soi, de ses folies et de sa haine, directement aux autres, dans leurs oreilles, qui mènent invariablement au coeur.

La fin même du livre demeure ouverte, suspendue entre tristesse et désespérance, sans souci de morale ou de fixer un horizon, un avenir. Allons nous y arriver ? !!!

 

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Bonne lecture,

Oliv'

 

Tag(s) : #BD auteurs étrangers, #Daniel Clowes, #Cornélius

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