Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

Certaines Bandes Dessinées sont pour certaines personnes, bien précises : le public cible. Little Tulip réponds aux caractéristiques et au contenu véhiculé par son récit. Son lectorat sera donc composé essentiellement de fans du duo d'auteurs, de fans de tatouages mais pas seulement. Cette BD est établie pour un très large public, hommes-femmes, adultes-adolescents. Elle rassemble de l'action avec la guerre des gangs. Il y a une part d'un pan d'histoire russe pour une plongée vertigineuse dans l'univers du goulag. Il y a ce côté virile (mais correct) avec l'importance, la force des tatouages. Le côté dramatique autour de la famille du personnage principal donne le sens à cette histoire. La partie aventure n'est pas en reste avec l'enquête policière, une intrigue passionnante. En fait, cet album est un fruit mûri de la troisième collaboration entre le lillois François Boucq et le romancier new-yorkais Jerome Charyn (La femme du magicien, La bouche du diable).

Little Tulip commence à New-York en 1970. Le héros est un tatoueur de profession mais qui travaille aussi avec la police pour confectionner des portraits-robots avec talent, même sans description physique des individus. Seulement voilà, un portrait ne semble pas se dessiner, un mystérieux tueur en série échappe mystérieusement à sa sagacité. Se produit alors comme un flash-back chez notre tatoueur. Paul, adulte se prénomme Pavel, enfant ; petit garçon de 7 ans emprisonné en 1947 dans un goulag de Sibérie. On découvre alors d'où vient son aptitude au dessin et comment il s'en est servi pour s'en sortir. Un double récit sur un seul destin s'offre à nous pour nous envoyer vers une fin quelque peu onirique.

Little Tulip propose littéralement des ambiances inattendues. Le terme de cette histoire en est une, elle peut déboussoler le lecteur, ou pas ! Il est certain par contre que le ton de Little Tulip est cruel, féroce, noir mais jamais dans l'excès. Cela donne un poignant récit initiatique, libérateur ou tout simplement une mise à l'épreuve. Le dessin est une part importante de l'intrigue dans cet album. François Boucq dessine ses personnages au corps. Il les malmène, les fait parler par leurs symboles. Du grand art. « Une vraie aventure pour l'esprit. »

 
« Simplement, dessine ce que tu vois et ce que tu ressens. Affranchis-toi de ce que tu sais si tu veux éveiller ce sens caché qui permet de cerner l'invisible. Quand tu dessines, libère ton esprit des entraves du savoir. »
 

L’histoire imaginée par le réputé romancier américain Jerome Charyn est sublimée par le dessin réaliste de François Boucq. Little tulip est assurément un très bon album, de qualité. Le talent des auteurs se ressent très vite à la lecture, c'est indéniable et ça fait du bien pour le plaisir de lire et des yeux !

-

Par ici les avis avec Jérôme, avec Stéphie et avec celui de Val.

 

Par là, nous avons la BD de la semaine, et c'est chez Noukette

 

Un album lu dans le cadre de l'opération " La BD fait son festival " de Priceminister. 17/20

 

BdFaitSonFestival2015

-

Little Tulip de François Boucq et Jerome Charyn
88 pages, 16,45 euros ©Le Lombard collection Signé - Novembre 2014

©Le Lombard 2014 Charyn/Boucq - Couverture

©Le Lombard 2014 Charyn/Boucq - Couverture

©Le Lombard 2014 Charyn/Boucq - Page 21

©Le Lombard 2014 Charyn/Boucq - Page 21

©Le Lombard 2014 Charyn/Boucq - Page 39

©Le Lombard 2014 Charyn/Boucq - Page 39

Emprisonné en même temps que ses parents, c'est à l'âge de sept ans que Pavel découvre l'enfer du goulag. Séparé des siens, il doit apprendre seul les règles qui régissent son nouvel univers : la violence permanente et la toute-puissance des chefs de gangs.
Avec les années, Pavel devient peu à peu un combattant redoutable.
Mais c'est son talent pour le dessin qui fera de lui une légende.

Quatrième de couverture

Tag(s) : #Jérôme Charyn, #François Boucq, #Le Lombard, #Signé, #1blog1bd

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :